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Guide · Bilans

Bilan-diagnostic kinésithérapique : comment le structurer

Un bilan clair se rédige plus vite, se relit facilement et sécurise votre communication avec le prescripteur. Voici les sections clés d'un bilan-diagnostic kinésithérapique (BDK), le cadre pour l'organiser, et les erreurs à éviter.

Mis à jour le 1er septembre 2026 · Lecture 6 min

Le bilan-diagnostic kinésithérapique (BDK) est le point de départ de toute prise en charge. Il formalise ce que vous observez, votre raisonnement clinique et le plan de traitement, puis sert de référence pour mesurer l'évolution du patient. Bien structuré, il devient aussi un gain de temps réel : les bilans intermédiaires et le bilan final se rédigent presque tout seuls.

Qu'est-ce que le bilan-diagnostic kinésithérapique ?

Le BDK est l'étape au cours de laquelle le kinésithérapeute recueille les informations, réalise son examen, pose un diagnostic kinésithérapique, fixe des objectifs et définit un plan de traitement. Il est ensuite communiqué au médecin prescripteur. C'est un document à la fois clinique (il guide le traitement) et de traçabilité (il justifie la prise en charge et son évolution).

La structure recommandée : 7 sections

1. Motif et prescription

Le motif de consultation, la prescription médicale, la date de début. En une ligne : pourquoi le patient vient, et ce qui a été prescrit.

2. Anamnèse

L'histoire du problème : apparition, mécanisme, évolution, antécédents pertinents, traitements en cours, contexte de vie et attentes du patient.

3. Examen clinique

Vos observations objectivées : inspection, palpation, amplitudes, force, douleur, tests fonctionnels, mesures. C'est ici que les chiffres comptent (scores, échelles, bilans articulaires).

4. Diagnostic kinésithérapique

La synthèse de votre raisonnement : ce qui limite le patient et pourquoi. À distinguer clairement du diagnostic médical, qui relève du prescripteur.

5. Objectifs

Des objectifs concrets et, autant que possible, mesurables : reprise d'une activité, gain d'amplitude, diminution de la gêne, autonomie sur un geste précis.

6. Plan de traitement

Les moyens envisagés, la fréquence prévue, et les critères qui déclencheront une réévaluation.

7. Réévaluation (bilans intermédiaires et final)

Les points d'étape qui comparent la situation à l'état initial. C'est ce suivi dans le temps qui donne toute sa valeur au bilan — et qui alimente le bilan final.

Un cadre simple pour organiser le tout : le modèle CIF

La Classification internationale du fonctionnement (CIF) aide à décrire la situation du patient sur plusieurs niveaux, sans rien oublier :

Raisonner ainsi rend le diagnostic kinésithérapique plus complet et les objectifs plus parlants pour le patient comme pour le prescripteur.

5 bonnes pratiques de rédaction

Les erreurs fréquentes

Cet article présente des bonnes pratiques de rédaction. Pour les obligations réglementaires précises (transmission au prescripteur, cadre NGAP, conditions de renouvellement), référez-vous aux textes officiels en vigueur (Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Assurance Maladie, HAS).

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