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Semaines d'aménorrhée (SA) vs semaines de grossesse (SG) : bien compter
La confusion entre SA vs SG est une source classique d'erreurs de datation. Deux semaines les séparent : comprendre le point de départ de chaque compte évite les malentendus avec les patientes comme entre professionnels.
En France, le suivi de grossesse s'exprime presque toujours en semaines d'aménorrhée, tandis que les patientes — et de nombreux contenus grand public — raisonnent en semaines de grossesse. Les deux comptes sont justes ; ils ne partent simplement pas du même jour. Voici comment les distinguer et passer de l'un à l'autre sans se tromper.
Deux points de départ différents
- SA (semaines d'aménorrhée) — comptées à partir du premier jour des dernières règles. C'est la référence du suivi médical, car cette date est le plus souvent connue de la patiente.
- SG (semaines de grossesse) — comptées à partir de la conception, c'est-à-dire environ deux semaines après le début des dernières règles (au moment de l'ovulation dans un cycle théorique de 28 jours).
La conversion à retenir
La règle de conversion tient en une ligne :
- SG ≈ SA − 2 — une grossesse de 10 SA correspond à environ 8 SG.
- SA ≈ SG + 2 — dans l'autre sens, une patiente qui annonce « 8 semaines de grossesse » est autour de 10 SA.
Cet écart de deux semaines vient du décalage entre les dernières règles et l'ovulation. Il s'agit d'une convention de calcul reposant sur un cycle régulier : le repère réel de datation reste l'échographie.
La durée de la grossesse en SA
- Terme théorique — la grossesse est comptée jusqu'à environ 41 SA (soit ~39 SG), la date présumée d'accouchement se situant autour de 41 SA selon les recommandations françaises.
- Trimestres en SA — repères usuels : 1er trimestre jusqu'à ~14 SA, 2e jusqu'à ~28 SA, 3e ensuite.
- Viabilité et jalons — de nombreux seuils réglementaires et cliniques (déclaration, examens) sont exprimés en SA.
Repères de datation
Le calcul à partir des dernières règles suppose un cycle régulier et une date connue avec certitude, ce qui n'est pas toujours le cas :
- Échographie du premier trimestre — la mesure de la longueur cranio-caudale (LCC) est la méthode de référence pour dater précisément la grossesse.
- Cycles irréguliers ou date incertaine — l'écho prime alors sur le calcul par les dernières règles.
- Cohérence des documents — préciser systématiquement l'unité (SA ou SG) évite toute ambiguïté dans le dossier et les transmissions.
Ces repères décrivent des conventions de calcul et d'organisation. La datation d'une grossesse, l'estimation du terme et toute décision de suivi relèvent de l'examen clinique, de l'échographie et du jugement du professionnel.
En pratique, le réflexe utile est simple : toujours vérifier l'unité employée par son interlocuteur. Un même chiffre ne dit pas la même chose selon qu'on parle en SA ou en SG, et deux semaines peuvent changer la lecture d'une échéance.
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